18

18
Dix huit tours
Autou
r du Soleil
J
our pour jour,
Et ce
fut suffisant.

Et
des vies changées
A
jamais.

Des
sourires échangés,
Des promesses ancrées,
Une
leçon de vie imprimée,
Un
héritage laissé,
D
es larmes provoquées
Les l
iens tissés,
L
es étoiles dessinées,
Les
regrets délaissés,
La haine provoquée,
L'amour incontrôlée,
La
quête inespérée,
La mé
lancolie évitée
La l
iberté condamnée,
L
es paroles oubliées,
Les mu
siques mémorisées,
La fraternité célébrée
La
naissance d'une nouvelle are.

Peut être que tout ça n'est pas terminé
Qui sait...

Dix huit tours
Auto
ur du Soleil,
A trop
s'en approcher
On f
init par se brûler
Je suis désolé...

D
ix huit tours
Autour
du Soleil,
P
our laisser une marque
Dan
s les esprits et les mémoires

Et
dire que ce fut suffisant...

Di
x huit tours
Autour du Soleil...

Petit
Prince

# Posté le lundi 08 juin 2009 01:28

Humanité

Humanité
Je pourrais écrire tout et n'importe quoi
Tant qu'on me croit.

Je
pourrais écrire des messages de paix
Bie
n structurés
Encourageant à une prospérité.

Ou
même des discours argumentatifs
V
ous prouvant qu'il faut penser de telle façon
Et uniquement de cette fon

Je pourrais écrire des histoires à fleur de peau
A
vec des fins qui plairaient aux gens
En n'oubliant pas toutes les morales importantes

O
u même des écrits remplis de révolte
D
e haine envers les injustices
H
istoire de les noncer

Je
pourrais écrire des codies
Qui
tte à faire oublier les soucis
Le t
emps d'un instant seulement.

Ou même des tragédies,
P
rovoquant des larmes
Pou
r enfin relativiser comme il se doit.

Je p
ourrais écrire des récits
Sans
fins,
Pour
qu'on se sente immortels

Ou
même des contes de fées
Pour faire rêver les plus chanceux
Il faut bien essayer d'être heureux.

Je pourrais écrire des poèmes
Décrivant les alliances dans notre tête
E
t les guerres dans notre c½ur

Ou me des prières
Re
donnant la foi et l'espoir
Aux personnes dans le besoin

Je
ne vous écrirais rien de tout ça,
P
our cette fois.

P
arce qu'au fond,
J
e pense que cela ne changerait rien
Vous seriez emportés a nouveau
Pa
r votre nature
A
u fond,
C
ela ne dure qu'une seconde dans vos tes
Le temps de traverser vos esprits
Et de repartir,
Sa
ns changer quoique ce soit
L'aisance prime
Une nouvelle fois

Au fond,
Je pense que tout ça
Ne
va pas changer
L'h
umanité.

Al
ors, allez y.
Fait
es en ce que vous voulez.
Tout
vous appartient.

Petit Prince

# Posté le mercredi 10 juin 2009 19:24

L'instant prévu

L'instant prévu
Parce que l'on a souvent pas le temps
De se dire au revoir
Je vous dis merci
Pour ces petites étincelles
Que vous avez parsemé
Sur mon chemin

Il est grand temps
De se serrer la main,
Se poser quelques secondes
Et se regarder enfin.

Se dire les petits secrets enfouis
Et essayer de rattraper le temps qu'on a perdu
A chercher ce qu'on pensait introuvable
Alors qu'il se présente dans l'éclat
De vos yeux,
Enfin...

Apprendre à se connaitre vraiment,
Sans préjugés,
Et laisser l'étreinte parler
D'elle même,
Sentir son coeur s'emballer
Enfin...

Nous avions tant couru
Après des mirages
Que nous n'avions plus de souffle,
Où nous ménera donc ce vent,
Si violent ?

Nous avions tant souffert
Pour des erreus
Que nous ne voulions pas commettre
Qu'avions nous donc fait de nos coeurs
De pierre ?

Il est grand temps de se dire
Merci,
Oublions les autres,
Ils ne peuvent nous toucher
Désormais.

Il est grand temps de s'aimer
Enfin...
Sans se perdre dans le superflu

Parce que l'on a souvent pas le temps
De se dire au revoir
Comme il se doit,
Puisqu'on oublit trop souvent
La valeur de notre souffle
Que les regrets devraient être évités
Un peu plus facilement

Vite...
Avant qu'il ne soit trop tard.
J'ai peur de ne plus vous revoir,
Si jamais mes yeux ne s'ouvrent plus,
J'ai peur d'ouvrir des blessures, en vous
Que j'avais peiné à refermer
Pendant tant de temps...

Je te tends ma main,
Elle tremble un peu, c'est vrai.
Mais après tout, c'est normal.
Nous nous étions jamais regardés
Comme ça
N'est ce pas..

Parce que l'on n'a souvent pas le temps
De se dire je t'aime
Quand le moment se présente,
Je tiens à te le dire tout simplement...

Je t'aime.

Petit Prince.
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# Posté le lundi 22 juin 2009 21:22

L'Autel des deux Mystères.

L'Autel des deux Mystères.


La grande salle était bien éclairée
Et la grande table était dressée
Les retrouvailles pouvaient commencer

Tout le monde savait où se trouvait
Sa place,
Puisque ce n'était pas la première fois
Qu'ils se voyaient.

La Perseverance avait du souffrir
Pour arriver jusque là,
Mais son sourire montrait bel et bien
Sa satisfaction.

L'Indifference ne semblait pas écouter
Les conversations, et restait à jamais
Perdue dans ses pensées.

L'Amour devait s'intéresser à tout le monde
Cherchant des choses à aimer un peu partout,
Pour ne jamais ressembler à la Solitude
Qui venait de quitter la table.

La Haine, toujours aussi belle,
S'était assise près de son frère l'Amour
Comme pour lui faire comprendre que le duel
Ne faisait que commencer.

La Dépendance, vicieuse,
Portait le masque de l'Amour,
Parfois, pour s'accaparer de nombreux coeurs

L'Amitié s'entretenait avec la charmante Fidélité,
Pour essayer d'améliorer leur relation,
Elles oeuvraient toutes les deux pour une meilleure
Harmonie.

L'espoir encourageait la Détresse
A relever la tête,
Pour contempler ce qui pouvait l'attendre
A l'avenir.

A l'autre bout de la table, le Desespoir
Le regard perdu, ne croyait plus en grand chose
Et n'avait plus d'appetit.

La Joie faisait rire les gens,
Avec des histoires enfantines,
Et c'était la magnifique Mélancolie
Vétue d'une longue robe blanche
Qui séparait la petite Tristesse
De son opposé la Joie.

La Vengeance, une des meilleures amies
De la Haine,
Dévisageait un visage familier,
Un visage détesté.
Celui de l'inévitable Fatalité,
Qui se sentait infaillible.

La Gentillesse servait ceux qu'elles considérait
Déjà comme ses amis,
Même si elle n'avait pas toujours de retour,
Elle se consolait comme elle pouvait
Quand elle voyait le sort de sa copine Naiveté.

La Méchanceté s'amusait,
Cela se voyait sur son visage,
Juste pour le plaisir d'empecher les autres de vivre
Juste pour le plaisir de montrer qu'elle existe,
Au point d'envoyer la Jalousie embêter la Gentillesse.

La Volonté se remarquait facilement,
Par son charisme, et son regard déterminé.
Elle ne parlait pas beaucoup, mais agissait
Quand le moment arrivait.

Au bout de la table, les sept péchês capitaux
S'enflammaient comme à leur habitude
Quans ils se retrouvaient.

Et tout autour de la table
Couraient les petits Souvenirs
Les yeux pleins de malices,
Pourchassés par les petits Regrets
Les yeux pleins de vices.
Dire qu'ils faisaient tant de bruit...

Au dessus, se trouvait l'Autel.
Une vue d'ensemble, sur toutes les personnes atablées.
Là, où se trouvaient le Soleil et la Lune
La Vie habillée tout en noir, Contemplait la grande salle
Avec inquiétude, mais enthousiasme.
Elle semblait si fragile et précieuse, que cela se ressentait
Quand on la voyait.
Près d'elle se trouvait la Mort, qui portait la même tenue
Que son amie, exceptée qu'elle était en blanc.
Le sourire fière de voir qu'elle avait vue sur tout le monde
Elle souffrait parfois du regard des autres, accusateurs.
D'être à la fois détestée et aimée...
Mais elle savait que la Vie souffrait aussi comme elle.

Les Etoiles éclairaient de milles feux, la Grande Salle
Où régnait un équilibre instable.

Cette Grande Salle, où se trouvait
L'Autel des deux Mystères,
Réside dans le coeur
De chacun d'entre nous.

Petit Prince

# Posté le samedi 27 juin 2009 09:49

White Wall

White Wall
Il était illuminé
Par des sourires, et des regards
Qui voulaient tout dire.

Il faisait apparaitre
Les couleurs qu'il manquait
Dans un monde en noir et blanc

Il me rappelait
Celui que j'étais
Mes combats
Pour leur Bonheur
Leurs sourires

Et je les ai vu
Progressé
Avancé,
Aimé,
Pendant que je ne savais qu'aider
Sans cesse,
Il fallait aider, pour
Mener à bien
La destinée.

Et je les ai vu avancé,
Pendant que je restais là
A regarder le ciel,
Je voyais toutes sortes de choses
A travers les nuages
Je me disais que j'avais le temps
De les rattraper,
Qu'on ne pourrait pas m'oublier
Que je ne pourrais pas les oublier...

Il me montrait
Toutes ces couleurs
Que j'ai tant recherché

Désormais, ne reste plus qu'un mur blanc
Et je me sens mieux...
Non ce n'est pas mes larmes que vous voyez
Ce sont les votres...
Encore une fois.
Je me sens mieux,
D'avoir enlevé tous ces visages
Qui m'ont construit et détruit
A la fois,

Je contemple le mur vide,
Les yeux remplis d'émotions

J'ai fait tout ce que j'ai pu,
Mais je savais déjà
Que ça ne serait pas suffisant

Je savais déjà que ça ne serait pas suffisant...
Quoique je fasse.

Petit Prince

# Posté le mercredi 22 juillet 2009 18:21